Subjonctif - Conjugaison - 2641340
- ➡️ Définition 🔗
- ➡️ Subjonctif imparfait 🔗
- ➡️ Subjonctif passé 🔗
- ➡️ À moins que 🔗
- ➡️ Il semble que 🔗
- ➡️ Je crois que 🔗
- ➡️ Il est probable que 🔗
- ➡️ Il va falloir 🔗
- ➡️ Quelques exemples de phrases au subjonctif 🔗
- ➡️ Quiz 🔗
-
/image%2F1569873%2F20230610%2Fob_038e91_separateurs-chapitres.png)
Subjonctif
Le subjonctif est un des modes les plus difficiles à maîtriser, tant par ses règles de conjugaisons que par ses multiples règles d'usage.
« Mode de l'irréel », le subjonctif se décline en quatre temps : présent, passé, imparfait et plus-que-parfait. Si l'on utilise les deux premiers temps fréquemment, les deux derniers sont uniquement employés dans le registre littéraire.
— J'aimerais que tu viennes, mais je suis certain que tu viendras.
Excepté pour les verbes irréguliers et les auxiliaires être et avoir, les terminaisons du subjonctif se forment à partir du radical de la troisième personne du pluriel du présent de l’indicatif (ils/elles) auquel on ajoute les terminaisons suivantes : -e, -es, -e, ions, iez, -ent.
Sources : www.masteryourfrench.com ; www.lalanguefrancaise.com ; guide complet du subjonctif
/image%2F1569873%2F20230620%2Fob_6930d4_separateurs-chapitres.png)
— Dans ses meubles, dût-elle en avoir de l'ennui…, (Molière, L'école des femmes)
Subjonctif
L’expression « à moins que » est toujours suivi du subjonctif.
- Je vais courir seul, à moins que tu veuilles venir.
Le ne explétif
Le ne explétif n’est pas une négation. Il ne change pas la signification de la phrase.
- Je vais faire ce voyage à moins qu’il ne neige, est la même chose que : je vais faire ce voyage à moins qu’il neige.
Ces deux phrases ont la même signification.
- Viens manger avant qu’il ne soit trop tard. Viens manger avant qu’il soit trop tard.
Le « ne explétif » permet d’exprimer une nuance de négation dans l’esprit de la personne qui parle. Le « ne explétif » est employé de manière facultative après des verbes ou des locutions verbales qui expriment la peur, la crainte, l’inquiétude (sans être à la forme négative) :
- J’ai peur que l’examen ne soit trop difficile.
On n’emploie pas le « ne explétif » quand le verbe exprimant la crainte est à la forme négative :
- Je n’ai pas peur que le sujet d’examen soit trop difficile.
Mais on peut ou non mettre le « ne explétif » à la forme interro-négative pour poser une question en français :
- N’as-tu pas peur que le sujet d’examen ne soit trop difficile ?
Sources : www.masteryourfrench.com ; www.lalanguefrancaise.com ; guide complet du subjonctif
/image%2F1569873%2F20230610%2Fob_4b1a6b_separateurs-chapitres.png)
Subjonctif
Il semble que (+ subjonctif) exprime une incertitude, une éventualité, ou une affirmation atténuée : il semble qu'il se soit perdu ; il semble que vous ayez raison.
Il semble que (+ indicatif) marque une réalité que l'on constate selon toute apparence : il semble qu'il s'est perdu ; il semble que vous avez raison.
Il me (te, lui, etc.) semble que (+ indicatif) exprime un avis, une impression : il me semble que tu as grandi ; il me semble que le temps se rafraîchit.
Il semble que, il me (te, lui, etc.) semble que (+ conditionnel) marque une éventualité ou l'expression atténuée d'une opinion : il semble que nous devrions partir maintenant ; il me semble que le bleu serait plus seyant.
Il semble, il me (te, lui, etc.) semble (+ adjectif attribut) que est suivi de l'indicatif ou du subjonctif selon que ce qui est énoncé est présenté comme réel ou comme probable : il me semble certain que vous vous trompez ; il semble déraisonnable que vous vous aventuriez dans cette région.
Il ne semble pas que, semble-t-il que (+ subjonctif ou conditionnel). Après les formes négatives ou interrogatives, le verbe de la subordonnée est le plus souvent au subjonctif : il ne semble pas qu'il se soit donné beaucoup de mal ; il ne lui semblait pas qu'on eût tout essayé ; vous semble-t-il qu'il soit aussi heureux qu'il le dit ? - Il peut également être au conditionnel pour exprimer une hypothèse : ne te semble-t-il pas qu'il devrait déjà être arrivé ?
Sources : www.masteryourfrench.com ; www.lalanguefrancaise.com ; guide complet du subjonctif www.larousse.fr
Subjonctif
Ce qu'il faut savoir avec les verbes d'opinion, c'est qu'il faut arriver à différencier l'intention derrière la phrase. Si l'annonce est assurée de se produire, que l'interlocuteur sait que la chose va se produire et qu'il en est intimement persuadé (même si on apprend plus tard que ce n'est pas le cas), on utilise l'indicatif (Je crois que je l'aime / Je pense qu'il a raison…).
S'il existe un doute que l'action ne se produise pas (indépendamment de la volonté du principal interlocuteur), on utilise le subjonctif pour marquer l'hésitation.
EXEMPLES
— Je préfère que tu viennes (doute sur la décision prise par l'autre).
— Je voudrais que tu entendes (ce que je veux dépend de l'autre).
La négation en revanche ne souffre d'aucun doute, ce sera toujours au subjonctif.
EXEMPLES
— Je n'imagine pas qu'il puisse venir.
— Je ne pense pas qu'ils soient là.
— Je ne préfère pas que tu aies ce choix.
Au subjonctif, on écrit à la deuxième personne du singulier du présent : crois.
Sources : www.masteryourfrench.com ; www.lalanguefrancaise.com ; guide complet du subjonctif www.larousse.fr ; https://forum.lefigaro.fr/forum
/image%2F1569873%2F20230618%2Fob_871b5a_separateurs-chapitres.png)
Subjonctif
On n'utilise pas le subjonctif après "il est probable que" à la forme affirmative,
— Il est probable qu'il pleuvra ce soir.
— Il n'est pas probable qu'il pleuve ce soir.
Après le verbe falloir, on emploie systématiquement le subjonctif.
— Il faut que je te voie ce matin.
— J'aurais aimé que vous vinssiez à la maison pour déjeuner.
— Ils consentirent à ce qu'elle vînt une fois par mois
— Il fallait qu'ils fussent partis avant midi
— Il fallait qu'il chantât une nouvelle chanson.
— Si vous venez au village et que vous vouliez me voir, faites-moi signe.
— Je ne pensais pas qu'il eût rendu ses devoirs à l'heure.
— Bien que Paul prétende que sa femme sache l’anglais, elle n’en comprend pas un mot.
— Je voulais que nous eussions mangé avant minuit.
— À supposer que nous nous mariassions avant l'été, il fallut faire des préparatifs.
— Nous avons tout fait pour qu'elle y croie.
— Il est important que tu conclues cette réunion au plus vite.
À l'imparfait du subjonctif, on conjugue le verbe savoir de la manière suivante :
— Que je susse ; que tu susses ; qu'il sût ; que nous sussions ; que vous sussiez ; qu'ils sussent.
/image%2F1569873%2F20230620%2Fob_96eb89_separateurs-chapitres.png)
« C’est la meilleure décision que j’aie prise. » → Ici, « j’aie » est au subjonctif présent, utilisé parce que le superlatif « la meilleure » implique une appréciation subjective.
Le subjonctif est souvent requis après des expressions comme :
-
Superlatifs subjectifs : le seul, le premier, le meilleur…
-
Jugements de valeur : c’est une honte que, il est important que…
-
Doute ou émotion : je doute que, je suis heureux que…
Mais attention : si le superlatif est utilisé dans un contexte factuel et certain, le indicatif peut être accepté. Par exemple :
-
« C’est la meilleure note que j’ai obtenue cette année. » (si c’est un fait vérifiable)
Souvent, la nuance est subtile et dépend du degré de subjectivité. La phrase « C’est la meilleure décision que j’aie prise » est correcte et élégante, car elle exprime une appréciation personnelle.
/image%2F1569873%2F20230610%2Fob_5add16_separateurs-chapitres.png)
/image%2F1569873%2F20231021%2Fob_8c30b7_separateurs-chapitres.png)
/image%2F1569873%2F20230915%2Fob_425ab0_separateurs-chapitres.png)
/image%2F1569873%2F20230803%2Fob_a42c9c_separateurs-chapitres.png)
/image%2F1569873%2F20241006%2Fob_5417dc_separateur-paragraphe.png)
/image%2F1569873%2F20230610%2Fob_9d4df4_separateur-article.png)