J'ouvre la porte sur la mort - Nouvelle
— Entrez, c’est ouvert ! cria le garçon.
Ces mots résonneraient dans sa tête alors qu'il se remémorerait la journée où tout avait basculé. Ces paroles, simples et pourtant chargées de sens, marquaient le début d’un avenir incertain. Elles avaient ouvert la porte vers l’inconnu, un monde où toutes ses certitudes vacilleraient. C’est à ce moment que tout a chuté. À l’entrée, un homme en uniforme de petite taille dit d’un ton solennel :
— Bonjour, je suis un adjudant de gendarmerie. En fait, c’était le messager du diable. Êtes-vous Georges Roche ?
— Bonjour monsieur, en effet.
— Connaissez-vous Mademoiselle Jessica Alonso ?
Comme il existe des secondes qui durent des heures, à l’inverse, le matin s'était soudainement transformé en une nuit noire. Le sous-officier, impassible, attendait.
— Oui, je la connais. Elle vit avec moi, dans cet appartement, c’est ma fiancée. Mais, elle est partie. Pourquoi la cherchez-vous ? demandait le jeune homme.
Le policier ne réagit pas tout de suite. Il fixait le jeune homme et il essayait de deviner sa réponse émotionnelle. Il répondit :
— Elle est liée à une affaire en cours en Espagne. Vous devez contacter un numéro de téléphone le plus tôt possible.
Et c’était tout. Il a fallu quelques secondes pour que l’adjudant prononce ces deux misérables phrases, qui ont paru une éternité à Roche. Le garçon comprit tout de suite que Jessica était morte.
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